L’un des points forts des collections du Cabinet d’arts graphiques réside dans son fonds de carnets et albums autographes: quelque 400 pièces, du modeste calepin à l’ouvrage richement relié. On y compte plusieurs albums factices, ces recueils de dessins d’un seul ou de plusieurs artistes; des carnets de croquis, notamment les 241 «carnets du lait» de Ferdinand Hodler, véritable laboratoire graphique de son œuvre; un nombre important de carnets de voyage, tels les précieux témoignages du séjour romain de Jean-Pierre Saint-Ours ou les incomparables vues alpestres sur papier bleu d’Alexandre Calame.
Le fonds issu de la famille Töpffer est l’un des fleurons de ce pan de collection. Lorsqu’en 1910 la fille de Rodolphe, Adèle-Françoise, lègue à la Ville de Genève l’ensemble des archives de son père, le musée reçoit l’essentiel des manuscrits des Histoires en images, précurseurs de la bande-dessinée, ainsi qu’un important matériel préparatoire pour les Voyages publiés dès 1832. Dons et achats ont permis d’enrichir cet ensemble, le Musée d’art et d’histoire partageant ainsi avec la Bibliothèque de Genève le fonds de référence de documents et d’œuvres de la famille.
Acquisitions d’un carnet de Wolfgang-Adam Töpffer
De Wolfgang-Adam Töpffer, le Cabinet d’arts graphiques conserve plus de 540 feuilles libres, mais peu de carnets entièrement autographes. L’acquisition d’un petit livret a dernièrement comblé ce manque. Celui-ci date du voyage de l’artiste en Italie au printemps 1824. Comme souvent, cet enrichissement a été rendu possible grâce à la générosité de mécènes, Louis et Hélène Sötet, et au rendement du fonds créé en 1976 à la suite du legs qu’ils firent à la Ville d’une importante somme d’argent à destination du musée.

Il s’agit d’un modeste carnet de croquis, de ceux qu’artistes confirmés et amateurs portent souvent dans leur poche à l’époque. Töpffer y inscrit rapidement, au crayon ou à la plume, le souvenir de paysages et de figures, la description de tableaux admirés dans une galerie, des recettes de médium picturaux et graphiques – tempera, sépia… –, des calculs de dépenses et les noms et adresses de personnes à rencontrer. Bien que partiellement utilisé, ce calepin procure de précieux renseignements d’ordre scientifique, ainsi que le témoignage spontané d’un moment de vie et de création.
À la différence de ses contemporains et amis De la Rive ou Saint-Ours, Töpffer ne découvre la Péninsule qu’à 58 ans, alors qu’elle est un passage obligé pour tout artiste en devenir. Ce voyage n’était à ce jour connu que par quelques lettres à son épouse conservées à la Bibliothèque de Genève, ainsi que par un journal retrouvé à la Biblioteca di Archeologia e Storia dell’Arte de Rome, publié par Venanzio Amoroso en 1999. Le présent fascicule vient donc éclairer davantage ce périple, et notre connaissance d’un des artistes majeurs de notre institution.
Texte publié dans Genava, la revue des Musées d’art et d’histoire, n° 60, 2012
Bonjour Madame,
Selon vous, Toepffer n’aurait découvert la péninsule qu’à 58 ans. Une coquille sans doute car il est mort à 47 ans …
Cher Monsieur,
Nous vous remercions pour votre lecture attentive. Vous devez sans doute parler de Rodolphe Toepffer (1799-1846), en effet décédé à l’âge de 47 ans, fils de Wolfgang-Adam Toepffer avec lequel il est souvent confondu…
Avec nos salutations les meilleures,
Musée d’art et d’histoire
J’adore ces dessins. J’admire beaucoup les gens d’autrefois. Ils sont si créatifs. Aujourd’hui, j’ai l’impression que les gens créent n’importe quoi juste pour attirer l’attention du public. Franchement, je n’aime pas l’art abstrait qui est devenu extrêmement populaire. J’aime beaucoup ce musée.
Cher Monsieur Boissenas,
nous cherchons à vous joindre par email afin de soumettre à votre appréciation un tableau. L’adresse que nous avons ne fonctionne pas. Pourriez-vous, je vous prie, nous communiquer votre mail?
Merci, bien cordialement A du Closel
amelie@hubertduchemin.com
Chère Madame,
Caroline Guignard, assistante conservatrice au Cabinet d’arts graphiques, vous répondra directement.
Avec nos salutations les meilleures,
Musée d’art et d’histoire
Salut Caroline,
Comment vas-tu ? Est-ce le moment de réactiver un projet expo Töpffer ?
Meilleures salutations
Lucien
[P.S. Sans vouloir t’embêter, j’ai publié en 1996 10 pages sur ce voyage avec des inédits dans mon premier Adam Töpffer, Bibliothèque des Arts, Lausanne]
Cher Lucien,
Quel plaisir de te lire ! Et mes plus vifs remerciements pour l’intérêt que tu manifestes à l’égard des acquisitions du Musée.
Ce carnet, que tu connais sans doute, est bien sûr à ta disposition pour une consultation si tu le souhaites.
J’ai évidemment connaissance de tes travaux, qui sont notre référence au quotidien pour le travail sur Wolfgang-Adam Töpffer.
A très vite et plus longuement dans un courriel,
Cordialement,
Caroline Guignard