Dossier: La salle des antiquités romaines 4

La salle des «Antiquités romaines et barbares» et son évolution

Les textes publiés dans la rubrique «pédagogie» de ce blog proposent, entre autres, aux enseignants des pistes de travail permettant une (re)découverte de l’institution et de ses fonds. Dans cette perspective, nous consacrons un premier dossier à la salle des antiquités romaines, complètement rénovée il y a moins de deux ans. Ce quatrième article fait suite à l’introduction des grands thèmes sur lesquels la présentation est construite, à deux billets consacrés à la grande sculpture et aux portraits.

Les textes publiés dans la rubrique «pédagogie» de ce blog proposent, entre autres, aux enseignants des pistes de travail permettant une (re)découverte de l’institution et de ses fonds. Dans cette perspective, nous consacrons un premier dossier à la salle des antiquités romaines, complètement rénovée il y a moins de deux ans. Ce quatrième article fait suite à l’introduction des grands thèmes sur lesquels la présentation est construite, à deux billets consacrés à la grande sculpture et aux portraits.

Les antiquités romaines du Musée d’art et d’histoire se déploient aujourd’hui dans la salle -1/5. Au fil du temps, salle et collection qui nous occupent dans ce dossier ont fait l’objet de plusieurs réaménagements. À cet égard, et grâce à un nombre important d’archives les concernant, elles ont une valeur d’exemple dans l’évolution du musée.

La salle des «Antiquités romaines et barbares» et son évolution

À l’ouverture du Musée d’art et d’histoire en 1910, les objets liés au monde romain sont déposés dans la section «Antiquités romaines et barbares». L’ensemble est logé dans le prolongement de la présentation des collections de Walther Fol, qui forment alors un tout, sur l’étage du niveau d’accueil du MAH – en lieu et place, aujourd’hui, des espaces d’expositions temporaires situés à droite de l’entrée principale. La présentation d’alors des vestiges «romains et barbares» inclut des objets historiques, provenant souvent de la région, et de la petite statuaire. Elle n’accueille pas, hormis quelques portraits, les sculptures monumentales qui sont, à l’époque, regroupées dans la galerie Étienne Duval (à gauche de l’entrée principale) comme ce sera le cas jusque dans les années 1970. Après la répartition des ensembles de Walther Fol, dans les années 1950 (les pièces qui les composent appartiennent en effet aussi bien à l’archéologie, aux arts appliqués qu’aux beaux-arts), ces espaces sont, pendant un temps, prêtés aux collections du Moyen Âge. Ils sont enfin dédiés aux expositions temporaires, dès l’arrivée de Cäsar Menz, cinquième directeur de l’institution (1994-2009).

C’est dans le prolongement de la présentation de la collection Fol que furent placés, dans un premier temps, les vestiges « romains et barbares ». © MAH

La salle -1/5, de la Bibliothèque à la salle des antiquités romaines

En 1910, la salle -1/5 abrite la bibliothèque de l’institution. En 1952, celle-ci est déplacée à la Bibliothèque d’art et d’archéologie, logée depuis 1928 à la Promenade du Pin, dans l’hôtel particulier légué à la Ville par Amélie Diodati-Plantamour en 1927. La salle vidée de ses livres devient alors un espace consacré aux expositions temporaires. Elle prend le nom de «Salle des Casemates» en référence à la rue qu’elle borde – jusqu’en 1958, le Boulevard Jaques-Dalcroze s’appelle rue des Casemates.

Avant qu'elle n'accueille des expositions temporaires, puis les Antiquités romaines, la "salle des Casemates" abritait la bibliothèque du musée. © MAH
Avant qu’elle n’accueille des expositions temporaires, puis les Antiquités romaines, la « salle des Casemates » abritait la bibliothèque du musée. © MAH

Les grands changements des années 1970

Sous l’égide de Claude Lapaire, quatrième directeur de l’institution (1972-1994), la présentation des collections, notamment archéologiques, est profondément modifiée. En 1973, celui-ci décide de donner un sens chronologique au parcours complet du visiteur dans le musée. Dans cette perspective, il propose de déployer au sous-sol (aujourd’hui niveau – 2) les collections préhistoriques (dans l’espace dévolu aujourd’hui à l’archéologie régionale) et fait se succéder, à l’étage -1, les vestiges des grandes civilisations méditerranéennes de l’Antiquité que sont l’Égypte, la Grèce et Rome. C’est dans ce contexte que la collection romaine s’installe, en 1976, dans l’espace où elle se trouve encore aujourd’hui.

2010: Rénovation pour le Centenaire du Musée d’art et d’histoire

Indépendamment d’enrichissements réguliers modifiant peu à peu sa présentation, une adjonction de taille est à signaler: au début des années 2000, la collection de monnaies des «1001 deniers» fait son entrée dans l’institution et dispose dès lors d’un aménagement particulier de la salle des antiquités romaines. Dernière étape en date, elle fait l’objet d’une rénovation complète. Choix des objets et scénographie ont été entièrement repensés pour présenter au public un nouveau visage de la romanité. Ces importants travaux ont été réalisés durant l’année du Centenaire du Musée d’art et d’histoire. La réouverture de la salle, fin 2010, a symboliquement clôturé la riche programmation d’événements et de manifestations de cette passionnante année.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *