Quand les enfants des Maisons de quartier s’invitent au musée…

Plus de 30 visites en 6 mois !

Depuis le mois d’avril, six Maisons de quartier genevoises sont les invitées privilégiées du Musée d’art et d’histoire. Réalisé grâce au soutien de la Fondation Gandur pour la Jeunesse, ce projet vise à convier au musée le jeune public qui n’a pas l’habitude de s’y rendre… Les visites sont toutes différentes. Imaginées pour donner envie aux enfants de revenir,  elles sont à la fois pédagogiques et ludiques, permettant d’explorer plusieurs thématiques au cœur des collections.

Depuis le mois d’avril, six Maisons de quartier genevoises sont les invitées privilégiées du Musée d’art et d’histoire. Réalisé grâce au soutien de la Fondation Gandur pour la Jeunesse, ce projet vise à convier au musée le jeune public qui n’a pas l’habitude de s’y rendre… Les visites sont toutes différentes. Imaginées pour donner envie aux enfants de revenir,  elles sont à la fois pédagogiques et ludiques, permettant d’explorer plusieurs thématiques au cœur des collections.

Plus de 30 visites en 6 mois !

Pari réussi: plus de trente visites ont déjà eu lieu, chaque Maison de quartier étant venue cinq fois depuis le mois d’avril ! C’est par une chasse au trésor que les enfants de chaque structure font leurs premiers pas au musée. Indices énigmatiques, carte au trésor, parcours labyrinthique: lorsque les enfants arrivent devant le coffre au trésor rempli de pièces en chocolat, ils ont déjà découvert la richesse et la variété des collections tout en s’amusant et en parcourant les cinq étages d’exposition… Fais-moi peur !, Vous avez dit Momies ?!?, À la découverte des hiéroglyphes, Les sens de l’art, La face cachée des œuvres,…autant de visites créées sur mesure afin de démystifier l’univers muséal et de le rendre amusant.

Entre musée et centre aéré, une semaine de juillet décryptée

Les mois défilent et déjà l’été arrive… Dans les Maisons de quartier, qui dit été dit centre aéré ! C’est donc tout naturellement que le musée s’invite au cœur de ces structures pour des semaines thématiques entre activités extérieures et détours muséaux…

Mais décryptons plutôt une semaine caniculaire du mois de juillet avec le Centre de loisirs des Franchises. La thématique est simple : les cinq sens. C’est à Satigny, en pleine nature, que s’ouvre cette semaine. Parcours à l’aveugle, « land art » et reconnaissance de sons enchantent vite les enfants… Le mardi, c’est au Salève que nous partons à la rencontre des textures et des odeurs de la nature, avant de créer une œuvre d’art éphémère dans les branches d’un arbre. Mercredi matin, nous voilà réunis dans le hall du musée pour une visite intitulée Les sens de l’art.  Faisant appel à chacun de leur sens, les enfants découvrent tour à tour certains objets phares du musée : ils essaient un gantelet dans la salle des armures, écoutent un bruitage d’orage devant Orage à la Handeck de Calame, goûtent quelques pastilles de fruit devant Nature morte de Bram Van Velde, touchent une maquette tactile les yeux fermés et tentent de voir la momie entre les interstices de son tombeau… Après plus de deux heures de visite, c’est avec soulagement que j’entends : « C’est déjà fini ? Quand est-ce qu’on revient ? ». L’après-midi, retour au centre aéré où les enfants composent leur propre tableau tactile avec des éléments naturels. Puis ils deviennent médiateurs culturels en faisant découvrir leurs œuvres à leurs camarades aux yeux bandés. Vendredi, nous passons toute la journée au musée. Le matin, ils découvrent ce qui est invisible à leurs yeux, l’art de la conservation-restauration à travers une visite intitulée La face cachée des œuvres. Puis nous partons quelques mètres plus loin pour le laboratoire du musée : observation de pigments au microscope, analyse des radiographies de momies, etc. Décidément la vie du musée est passionnante !

Après un pique-nique et une sieste bien méritée dans le parc de l’observatoire, les enfants s’intéressent à la question des publics en situation de handicap sensoriel. Ils miment alors en silence certaines œuvres d’art afin que le reste du groupe les retrouve, apprennent à épeler leurs noms en langue des signes, décrivent des œuvres à ceux qui ont les yeux fermés, essaient de marcher droit avec des lunettes déformant la vue et, petite surprise, les deux rappeurs du groupe écrivent en quelques minutes un rap descriptif de Orage à la Handeck. La journée se termine trop vite et déjà les enfants remontent dans le bus me laissant seule avec un petit pincement au cœur mais de magnifiques souvenirs en tête !

Deux jours de repos et c’est le centre aéré de la Maison de quartier Asters-Servette qui envahit le musée. Une nouvelle semaine commence…

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